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 Cat goes "Meow" [Ft Agustin]

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[ # ] Sujet: Cat goes "Meow" [Ft Agustin]   Jeu 27 Avr - 12:39

ft. Pabu & Agustin
22h30 et de miaulement raisonnent sous ma fenêtre.
Je l'ouvre pour y découvrir une caisse d'adorable chaton, quand ont-ils été abandonnés ici ? J'aimerais bien les garder, mais je ne suis pas sûre d'en avoir le droit, puis trois ça fait beaucoup. Il faut que je trouve un professeur.

Cat goes "Meow"
Mes pensées dessinent des fresques sur le plafond blanc et impersonnel de ma chambre étudiante. Cela fait quelques longues minutes que j'essaie de trouver le sommeil, en vain. Pourtant, je me sens fatiguée, mais c'est comme si cette fatigue restait derrière une limite imaginaire pour ne pas me laisser sombrer dans les abysses de mes rêves. J'ai même commencé à perdre le sens de la réalité et la notion du temps, jusqu'à ce que je sente mes bras me picoter, engourdis par le poids de ma tête. Je change donc de position, me roulant en boule sur le côté et tirant ma couette jusqu'à mes épaules comme le rempart entre moi et l'obscurité. Ce n'est pas que j'ai peur du noir, ce serait puéril, je n'ai plus 5 ans, mais je m'y sens moins à l'aise, c'est un fait. Je ferme les yeux, en essayant de vider mon esprit de toutes pensées, lorsque qu'un son aiguë et étouffé me glaça le sang. Mon corps se raidit, mon ouïe s'affine alors que j'ouvre les yeux pour scruter l'obscurité. J'observe mon petit bureau, mes affaires posées en vrac dessus, mon sac accroché au dossier de ma chaise. Je commence à me dire que j'ai imaginé ce bruit, c'était faible et je suis épuisée, peut-être me suis-je endormi quelques instants sans m'en rendre compte. Je me détends peu à peu dans cette tentative d'auto-persuasion, lorsqu'un second couinement, puis un troisième retentis. On dirait presque des gémissements d'un bébé qui deviennent de plus en plus fréquents et régulier.

Si au début, j'avais l'impression que ce bruit emplissait ma pièce, maintenant que je suis un peu plus calme il me parait presque étouffé et semble venir de l'extérieur. La curiosité commence à pointer le bout de son nez, se faisant plus présent que la peur. Je fixe mes volets avec hésitation et sors lentement de mon lit chaud et douillet. Mes pieds se glissent dans mes pantoufles duveteuses et je me lève en me tenant la tête de ma main gauche. Elle tourne un peu, j'ai dû me lever trop vite. Mon équilibre retrouvé, j'approche de la fenêtre sur la pointe de pieds alors que l'excitation et l'anxiété font battre mon cœur à vive allure. Les fenêtres s'ouvrent dans un léger couinement aigu alors que l'atmosphère fraiche de la nuit m'enveloppe. Les petits cris s'intensifient alors que les volets coulissent dans un grincement désagréable. L'air s'engouffre dans ma chambre, faisant se hérisser les poils sur mes bras alors que je frissonne. J'inspire longuement cet air qui emplit mes poumons, la lune disperse un halo blanchâtre sur les environs, plongés dans un silence calme et apaisant. Silence seulement rompu parce que j'identifie finalement comme de miaulement. Au pied de ma fenêtre, je vois un carton plutôt petit avec trois formes pas très distinctes qui s'agitent vivement. M'appuyant sur le rebord de la fenêtre, je bondis à l'extérieur pour m'accroupir sur le goudron, devant le carton. Les petites boules de poils se montent dessus pour s'approcher de moi alors que je tends un doigt vers yeux. Qu'est-ce qu'ils font là ? Ils sont abandonnés ? Pourquoi sous ma fenêtre ? Une petite langue râpeuse rencontre mon doigt, m'arrachant un sourire :

- Qu'est-ce que je vais faire de vous mes mignons ?

Je reste silencieusement à jouer avec les chatons jusqu'à sentir mes jambes s'ankyloser. Regardant à nouveau autour de moi, je m'étire en me redressant. Bon, je ne peux clairement pas les laisser là, mais je ne peux pas non plus me permettre de les garder dans ma chambre. Trois, c'est un peu trop, je ne peux pas toujours être là pour les surveiller. Puis, je ne suis même pas sûre que ce soit autorisé. La meilleure chose à faire serait de les conduire à quelqu'un de l'administration et de poser directement la question à un responsable. Tirant mon téléphone de ma poche, je grimace en constatant qu'il est déjà presque 23h. Il ne doit plus y avoir grand monde au sein de l'établissement. La meilleure option serait d'aller sonner à la loge du gardien. Avec cette idée en tête, je saisis la boite en carton et l'entourant de mes bras, je la serre contre mon buste. Bon, je ne peux clairement pas les laisser là, mais je ne peux pas non plus me permettre de les garder dans ma chambre. Je commence à avancer, en chausson et pyjama sur le chemin goudronné... Mince ! Je devrais peut-être me changer, c'est un peu la honte si on me capte habillée d'un vieux short qui tombe à mi-cuisse et d'un vieux t-shirt trop grand de Nawang à l'effigie d'un groupe Coréen. Puis il fait plutôt froid aussi. Je me retourne pour regarder la fenêtre de ma chambre, la seule ouverte, puis lâche un soupir résigné. Je ne pense pas croiser grand monde à cette heure-ci et je vais faire vite. Je me dirige vers la loge du gardien, passant devant l'atelier.

Le chemin est faiblement éclairé par quelques faibles lampadaires lorsqu'une lumière m'éblouit légèrement à travers une vitre. Claquant légèrement des dents, je regarde l'intérieur discrètement, pensant surprendre des petits profiteurs ou un couple qui veut s'amuser, mais dans ce cas, ils n'auraient pas allumé la lumière n'est-ce pas ? Une silhouette découpe une ombre, assise sur une chaise. Je plisse les yeux pour reconnaître l'un de professeur, il m'est arrivé de le croiser plusieurs fois, mais je ne serais pas capable de ressortir son nom. Je ne pourrais pas dire non plus s'il est plongé dans son travail ou s'il s'est endormi à son bureau, je ne prends pas vraiment le temps de l'épier, trop gelée pour vouloir passer encore une minute dehors. J'aurais au moins dû mettre une veste ! Je passe devant la fenêtre pour atteindre la porte la plus proche à quelques mètres de là, un frisson de soulagement m'envahit lorsque j'entre dans le couloir sombre et que la porte métallique se referme derrière moi dans un doux cliquetis. Les couloirs de l'école en pleine nuit sont assez effrayants, je me focalise sur les raies de lumière qui filtre sous la porte que je veux atteindre pour ne pas penser à autre chose et me faire peur toute seule. Une fois devant cette porte, je me retrouve un peu bête, le carton en main avec les chats qui piaillent... Pour prévenir l'adulte de ma présence et après avoir pris une inspiration de courage, je cogne la porte de mon pied en appelant :

- Professeur ? Monsieur ?

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☆ ♡ ☆ Merci ma Billie pour les avatars ☆ ♡ ☆

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